Samedi 19 mars 2011 à 20:51

Et un jour il lança un caillou dans l'océan de ma vie. C'était il y a quelques mois déjà. Les réverbérations étaient rondes, régulières aussi. Tout à changé depuis. Tout. Il me fait sentir vivante. Il construit un monde autour de nous, un monde merveilleux et empli de joie. 
J'ai peur de la conséquence du temps sur notre relation.
 
Absence. Silence. Distance.
Lui, Lui, et rien que Lui.

[ Secret - The Pierces ]

Jeudi 17 mars 2011 à 14:28



E
t dire que je m'étais promise de ne plus y toucher...




Mardi 15 mars 2011 à 22:11

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Parce que je ne sais plus ce que c'est que de ressentir des frissons et des papillons dans le creux du ventre.
Tu me manques. A un point inimaginable.

Samedi 12 mars 2011 à 19:10

J'aimerais pouvoir dire que je m'en fiche. Dire que tout cela, ce n'est pas si important en fin de compte. Que l'équation reste positive. Qu'après tout, c'est peut-être pas plus mal ainsi. Mais savez-vous ce que cela fait d'avoir l'impression de voyager dans de la brume? Que chaque pas fait est le résultat d'un effort titanesque ? Que tout tourne au ralenti, sauf votre façon de percevoir les choses?

Il me tenait la main, me faisait tenir en équilibre tel un funambule, avec lui je pouvais voir les étoiles même les jours nuageux. Je sentais mon cœur s'accélérer dès qu'il me frôlait. Je l'aime tout simplement. 

Mais là, je suis seule. Le regard dans le vide, l'envie de rien. Assise a regarder le ciel gris sans perspectives aucunes. Demain ma vie prend un nouveau tournant. Et il n'est pas là. 


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(Cécile, photo prise l'été dernier. un clic pour voir en plus grand)


J'aimerais pouvoir dire que ce n'est pas important, que je peux ouvrir facilement mon cœur aux gens, parler sans faire attention a mes mots. Mais ce n'est pas le cas. J'ai du mal à dire à haute voix ce que je ressens tout bas. Comment dire «J'ai l'impression de ne plus être moi même. Je n'arrive pas à gerer ni la distance, ni la solitude.» Ça fait terriblement clichet, c'est affolant.

J'ai pris l'habitude d'une vie a ses côtés, même compliquée. Lui qui m'écoute, et ne me juge pas. Il accepte mes déboires, mes sautes d'humeur. Lui toujours aussi stable, les deux pieds sur terre. Et maintenant je fais quoi ? On me dit «Ne t'inquiète pas, je serais toujours là pour toi si tu as besoin de parler.» Mais si ce n'était pas le cas? Comment fait-on quand on est pas capable de dire les choses ? Et qu'on a peur de montrer toute la noirceur qui nous accable? 
 
Comment fait-on, hein ?

Jeudi 10 mars 2011 à 22:38

Et là, ça fait boum. On se rend compte qu'on s'est planté de A à Z. Que même si le moral était revenu, ce n'est jamais une chose définitive. Il faut se rendre à l'évidence, ce qu'on vous donne, tôt ou tard on vous le reprend. A quoi bon se voiler la face, rien n'est acquis, rien n'est une valeur sûre. Cela viable pour les deux faces de la pièce, bien évidement. On se démène pour se sortir des sarments qui vous emprisonne, et une fois la lumière du jour découverte on se rend compte qu'on la voit de loin au fin fond d'une grotte. Le brouillard est toujours là, toujours a mes pieds. C'est bien pire qu'une prison.
Alors j'allume une cigarette, comme toujours. Mes poumons brûlent à petit feu, se détruisant de jour en jour, on ne cesse de me le dire. Et alors? Cela fait des années que je fume.
Je regarde le bout incandescent de la cigarette. Assise dans mes escaliers, de la musique dans les oreilles. Ce sont ces rares moments, d'une lucidité bien claire, qui me ramène sur terre. Cessons de se voiler la face. Cessons de faire semblant, on est plus des enfants. Et c'est bien dommage. Il faut faire la part des choses, et bordel que c'est compliqué. Se rendre compte qu'on est pas tolérée, rejetée, montrée du doigt. On coupe le fil rouge, on coupe tout espoir et tout rêve qui était ne serait-ce qu'un peu trop ambitieux. On revient les deux pieds sur terre. Ça donne la gerbe. Alors on rallume une cigarette. On regarde la fumée partir, s'envoler puis disparaitre. Voilà ce qu'il reste de mes espérances, de mes rêves et de mes joies. L'homme qui partage ma vie est a des kilomètres de moi. J'ai l'impression d'être tellement vide et dénuée d'intérêts que je ne donne pas de mes nouvelles a mes amies proches. J'ai tellement peu de chose à leur apporter en ce moment. Je me demande ce que je ferais dans 15 jours, 1 mois où bien à la rentrée prochaine. Tout semble tourner autour de moi, ça me fiche la migraine. Où sont passés les moments heureux? Où sont partis nos sourires ?
J'ai l'impression de me noyer dans une mer noire de solitude. Je me sens entrainée dans le fond sans pouvoir remontée a la surface prendre une bouffée d'air salvatrice.

Mais je coule, encore et toujours.

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