Dimanche 22 avril 2012 à 21:46

 La vérité, c'est que j'ai eu peur. J'ai eu peur de ma vie sans toi. Et maintenant que c'est arrivé, j'ai du mal a respirer. Une part de moi te regrettera toujours, tandis qu'une autre se dit que je serais mieux sans toi dans ma misérable vie. 
J'ai eu peur. J'étais tétanisée. J'ai fait ce choix a contre-coeur. La douleur a d'abord été vive mais localisée. Maintenant elle est sourde, sournoise et s'infiltre dans chaque capillaire sanguin. Il n'y a rien à faire. Elle se propage. Et la peur me glace les os. J'ai froid. J'ai peur. J'ai mal.
Mes mains sont engourdies. Mes certitudes s'envolent en fumée. Et moi je suis là, statique. Je regarde tout se fissurer autour de moi. Tout vole en éclat. A l’intérieur, je hurle, je jette vases et souvenirs a terre. Je pleure, je tremble. A l'intérieur.
En apparence, je suis stoïque. Immobile. Entourée de cartons, assise dans le coin d'une pièce froide.
Je ne bouge que porter ce bâtonnet de nicotine aux lèvres. A quoi bon hurler. A quoi bon se battre. Cela fait si longtemps maintenant.
Elle a réussi. Elle a réussi a me le prendre. A détruire ce délicieux fil rouge. Et je l'ai laissé faire, impuissante. Je crois que j'ai aggraver les choses, en plus. Je crois que cette page représente les méandres de notre amitié. Je crois. 
Je ne t'ai pas retenu. J'ai eu peur. 

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Comment te souviens-tu de moi ? Me hais-tu? Sans doute. 
Je t'en ai peut-être trop demandé aussi. Tu m'as sauvé des mes propres tempêtes. Crois-tu encore en l'amitié toi ? Tout me semble superflu dorénavant. 
Je suis comme une fillette qui a peur de l'orage. J'attend qu'il cesse de gronder. Mais combien de temps cela prendra-t-il ? Je suis épuisée. Je ne veux plus recommencer. Je ne veux plus te chercher dans les mots des autres. Je n'en ai plus la force. A quoi bon continuer d'avancer, quand tu n'es pas là pour voir mes progrès. 
Tu es parti, et je me suis enfuie dans l'autre sens. Laissant derrière moi, un trou béant. 
Te rends-tu compte de la douleur perfide qui est apparue ? Perdre un ami. Un véritable ami.

Je suis tétanisée, depuis tout ce temps. Je ne peux te remplacer par un triste avatar de ce que tu représentais pour moi. Même en le voulant sincèrement, je ne peux oublier.
J'ai eu peur. Et maintenant je n'ose plus bouger. Libère-moi. Je t'en prie.

Samedi 18 février 2012 à 20:57

 
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           J'espère que tu as mal. Que tu souffres autant que moi à l'idée de ce que nous avions, il y a quelques années, et qui n'est plus. J'espère sincèrement qu'à chaque fois que tu y repenses, tu ressentes un pincement au coeur. Que tu te rendes enfin compte que tu as tout gâché. Je n'y crois pas, mais je l'espère. triste paradoxe. Tu hurles ta haine au monde entier, tu cherches désespérément a me nuire. Je ne sais pourquoi tu t'acharnes autant. Notre temps est-il révolu ? Je garde en tête un nombre incalculable de fou rire, de longues discussions dans la nuit... Mais il faut que j'arrive a tourner cette douloureuse page entachée de ratures. Je pense qu'un jour j'y arriverais. Un jour... Lointain.

           Pour l'instant, je souhaite juste que tu souffres. Et elle aussi.


Dimanche 18 septembre 2011 à 11:19

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Tu m'avais promis une nuit a la belle étoile. Mais je ne suis qu'une pauvre conne, hein?


*Et pourquoi je pense encore à Toi ? Ca m'saoule.*

 

Lundi 22 août 2011 à 13:09


Colère.


Lundi 4 juillet 2011 à 9:32

http://fayna.cowblog.fr/images/UntoUsbyshirotsuki.jpgJe crois qu'en fait, il ne m'aimait pas réellement pour ce que j'étais. Il aimait son reflet avec moi à ses côtés. Je n'étais que "sa chose". Comme un joli accessoire. 
Le temps efface les bons souvenirs et ne laisse derrière lui qu'un goût amère de déception, de peine et de remords. Mais c'est inéluctable : on ne peut l'oublier. Ce premier amour, les premiers ébats, les premières joies & peines, mais aussi les premières trahisons. On se déchire, on se demande alors qui sera détruit le plus rapidement. Qui s'en remettra facilement tandis que l'autre restera échoué dans un caniveau dans la pénombre.
Il y a de cela 3 ou 4 ans, je pensais que c'était moi qui avait gagné cette bataille. Et le revoir m'a fait comprendre que je m'étais lourdement trompée. Non je ne suis pas celle qui s'en est remis le plus rapidement. Je l'ai compris au moment où j'ai croisé son regard. Dès que j'ai sentis cette violente douleur dans le bat ventre. Lorsque mon cœur s'est emballé sans que je n'en comprenne la raison, mes pensées étaient alors figées, et j'ai ressenti tout d'un coup un trop plein de larmes. 4 ans que cette histoire d'amour (je crois que c'en était une... Je n'en suis toujours pas sûre) était enterrée, bâclée, "oubliée". Et en un seul instant, depuis ses iris bleues parsemées d'or, tout m'est revenu en pleine figure. Violente douche froide. J'étais tout simplement tétanisée. A force de faire la fière et la forte, on en oublie qu'au fond, on a ressenti des sentiments forts, et qu'ils sont à jamais perdus. On n'y peut rien, le temps et l'évolution de nos caractères a fait que, lui et moi, ce n'était tout simplement pas possible.
Il n'est peut-être jamais trop tard pour sauver ce qu'il restait de "nous deux" ? Une vaine amitié? 
Je n'y crois pas. On s'est déchiré a feu et a sang. Rendant toute relation impossible. Aujourd'hui je me rend compte que j'ai avancé. Que je m'épanouis dans une relation saine avec un homme que j'aime. Que les antidépresseurs et autre drogue, c'est terminé. J'ai grandi et j'ai laissé derrière moi tout ce sang et ces larmes. 

Mais à quelle allure notre passé nous rattrape-t-il ? Et comment échapper a ce qui nous attend au tournant ?

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